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  Le réseau de voirie  

Un territoire orienté d’Est en Ouest et coupé par de grandes Infrastructures

Le territoire de la communauté d’agglomération est à la fois desservi et traversé par de grandes infrastructures. Ainsi, la bande littorale est marquée à la fois par des infrastructures routières majeures telles que l’Autoroute A8 et la voie ferrée longeant le littoral.

Elles constituent des coupures majeures dans le paysage et se révèlent très contraignantes aussi bien pour les piétons et vélos que pour les automobilistes. Leurs franchissements entre le Sud et le Nord de l’autoroute, de même qu’au niveau de la voie ferrée sont autant de points de congestion du réseau routier.

Dans l’arrière-pays, la vallée du Loup, qui constitue par ailleurs un atout touristique certain, complexifie les liaisons entre les deux rives.

De manière générale, les axes de desserte du territoire sont orientés Est-Ouest et les différents obstacles naturels accentuent encore plus ce phénomène. Le territoire manque de liaisons Nord-Sud nécessaires à sa cohésion et à son unité.

Le Plan de Déplacements Urbains veillera à mieux gérer les effets de coupure que constituent certaines infrastructures. Les modes doux sont les plus oubliés dans ces franchissements.

Un maillage insuffisant

Il manque certains barreaux qui permettraient d’unifier la ville-Pays et de tisser des liens avec le littoral, du Nord au Sud. Il se compose en grande partie par des voies départementales dont la gestion relève du Conseil Général des Alpes-Maritimes.

Outre le manque de liaisons, la géographie du territoire influe également sur cette sensation de discontinuité, les réseaux sont sinueux et parfois très pentus ce qui augmente les temps de déplacement nécessaires entre deux communes ou deux pôles.

Ce constat vaut également très souvent pour la voirie communale. De nombreuses communes font état de la faiblesse du maillage de leur voirie. Celle-ci s’est développée sans schéma d’ensemble, au gré de l’urbanisation diffuse des communes et beaucoup de rues sont en impasse.

Dans le cadre d’une coopération avec les gestionnaires de voirie (Conseil Général des Alpes-Maritimes, communes) le maillage d’agglomération devrait être renforcé en vue de rendre davantage accessible son territoire et de sécuriser les déplacements.

Un besoin de cohérence dans le traitement des voies

Photo : circulation à AntibesLe taux d’accidentologie particulièrement élevé dans certains secteurs de l’agglomération pousse à s’interroger sur le traitement des réseaux de voiries.

Les points de congestion récurrentes constatées sur l’agglomération doivent pouvoir être levés pour sécuriser les circulations, rendre plus accessible le territoire.

Pour ce faire, les fonctions des voies et leurs traitements physiques ont besoin d’être rendus cohérents. On relève de nombreuses discontinuités piétonnes dues à l’absence répétée de trottoirs, y compris dans les villages. Les voies sont souvent étroites et inadaptées aux trafics qu’elles supportent, notamment au regard du trafic Poids-Lourds. Les vitesses relevées sont excessives par rapport à la qualité des voies.

Des communes tentent de remédier à cette situation en se fixant des règles d’aménagement des voiries communales, c’est notamment le cas de Biot, Valbonne et Villeneuve Loubet.

Une homogénéisation est à rechercher entre les communes. Un rééquilibrage de la voirie au profit des modes doux est nécessaire. Le Plan de Déplacements Urbains tend vers ces objectifs, notamment de redistribution de la voirie au bénéfice des modes alternatifs. Les communes de Villeneuve Loubet, la Colle-sur-Loup ou Valbonne ont déjà amorcé cet objectif dans la réalisation d’itinéraires cyclables.

La sécurité routière

On dénombre deux fois plus d’accidents dans les Alpes Maritimes qu’en France. Le département occupe le 3ème rang par le nombre d’accidents et le 1er rang en termes de blessés graves.

Photo : circulation à Villeneuve Loubet (RD 6007)Toutefois, une baisse significative du nombre de tués et de blessés graves (BG) est constatée par rapport au niveau national. Les voitures particulières sont impliquées dans 39% des accidents dont une forte proportion d’entre eux concerne des accrochages dus en partie à une voirie trop étroite ne pouvant supporter de forts trafics.

Les accidents incluant des cyclistes représentent 3% des accidents tous modes alors que leur part modale n’est que d’1%. Cela représente 200 accidents annuels, avec une légère tendance à augmenter ces dernières années. 44% des accidents constatés impliquant des deux roues motorisés avec un nombre de tués chez les 2 roues motorisés très important. Comparés à la part modale des deux roues motorisés sur le territoire, ils sont des modes très vulnérables et impliqués dans les accidents de la route.

Photo : Circulation à Villeneuve Loubet (Avenue de la Libération)Les voies les plus accidentées sur l’agglomération sont la RD6098, la RD2559, la RD35 et la RD6007.

La Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis souhaite travailler avec les gestionnaires de voirie pour réaliser des aménagements pour sécuriser les déplacements doux, rendre accessible les équipements générateurs de déplacements. Pour ce faire, des zones 30, des espaces apaisés des grandes circulations pourront être réalisés.

fiches actions n°15, n°16, n°17, n°19, n°20, n°26

Infos clés en 2008

  •  un réseau de voirie orienté d’est en ouest ;
  •  un réseau structurant composé en grandes parties de routes départementales ;
  •  un manque de liaisons nord-sud ;
  •  une accidentologie élevée dans les Alpes-Maritimes.
    Dans le cadre de la révision en cours du PDU, cette rubrique sera modifiée.

Mieux connaître la Communauté d'Agglomération
Sophia Antipolis

Carte de la Communauté d'Agglomération de Sophia Antipolis

Au 1er janvier 2002, 16 communes ont fait le choix de se regrouper en une entité unique « la Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis ». Elles ont souhaité mutualiser certaines de leurs compétences dans un souci de cohérence des territoires, de pertinence, d’économie d’échelle.

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